Pierre Karl Péladeau, nouveau propriétaire des Alouettes

Pour la première fois depuis le retour de l’équipe à Montréal en 1996, les Alouettes sont la propriété d’un Québécois : Pierre Karl Péladeau.
Le président et chef de la direction de Québecor en a fait l’annonce vendredi, dans une conférence de presse pendant laquelle il était accompagné du commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF), Randy Ambrosie.
Voyez la conférence de presse complète en vidéo principale.
M. Péladeau a acheté le club de la métropole en son nom personnel, ce qui fait de lui le premier propriétaire québécois du club depuis Charles Bronfman. Ce dernier a possédé les Alouettes, qui ont été rebaptisés les Concordes pendant quelques années, de 1982 jusqu’à la dissolution de l’équipe après la saison 1986.
- Écoutez la rencontre Martineau – Dutrizac où ils reviennent sur l’achat via QUB radio :
«Je suis un fier Montréalais. Je suis né à Montréal, à Cartierville. J’ai eu le privilège d’étudier à Montréal. […] Je tiens à le dire, car l’essor du football universitaire au Québec depuis des décennies est très important et c’est dans cette foulée que mon acquisition des Alouettes s’inscrit, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Stade olympique. Je pense que c’est très important pour des organisations comme Québecor […] de s’impliquer davantage dans la collectivité.
«Il ne s’agit pas d’une opération financière ou économique, mais de fierté, a-t-il ajouté. Mon engagement est à long terme. C’est une vision qui se déclinera au fil du temps.»
L’homme d’affaires depuis également le premier propriétaire francophone des «Als» depuis le fondateur Léo Dandurand, qui a possédé l’équipe de 1946 à 1953.
En décembre dernier, lorsque les rumeurs concernant la vente de l’équipe ont refait surface, M. Péladeau s’est confié sur son intérêt pour le club au journaliste du «Journal de Montréal» Marc De Foy. Il avait précisé qu’il aimait le visage francophone de l’organisation au niveau des opérations football. Ce visage, c’est principalement le directeur général Danny Maciocia, qui ne s’est jamais gêné pour vanter le talent local et embaucher du personnel, des entraîneurs et des joueurs de chez nous.
Une succession peu intéressée
Le 14 février dernier, la LCF a mis les Alouettes sous tutelle après le fiasco entourant les derniers propriétaires. Le club de Montréal avait été vendu à deux hommes d’affaires ontariens en décembre 2019, soit Sid Spiegel et son gendre Gary Stern. Le premier, qui possédait 75 % des parts de l’équipe, est décédé en 2021 et sa succession n’a jamais vraiment été intéressée par les Alouettes.
De la bisbille entre cette dernière et Stern a mis plusieurs bâtons dans les roues des dirigeants des «Moineaux». À la fin de ce règne, Maciocia n’avait même plus la permission d’offrir des contrats à des joueurs, ce qui grandement complexifié son boulot lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.
Pour revenir à M. Péladeau, il possède déjà une expertise comme propriétaire d’équipes sportives. En effet, le secteur Sports et divertissement de Québecor Média possède notamment les Remparts de Québec et l’Armada de Blainville-Boisbriand, deux formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
«Notre objectif dans ce processus était de mettre les Alouettes sur la voie du succès à long terme, avec un actionnariat local et solide, a pour sa part déclaré le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, par voie de communiqué. Ce but a été atteint. C’est une journée spéciale pour cette concession, ainsi que pour ses partisans à Montréal et aux quatre coins du Québec. La passion de Pierre Karl pour le sport, pour le divertissement et pour sa communauté est remarquable. Je sais qu’il fera un travail formidable pour guider les Alouettes.»
