Une poursuite pourrait freiner les Coyotes

Les Coyotes de l’Arizona sont loin d’avoir réglé leur problème d’aréna, car la Ville de Phoenix a intenté une poursuite contre la municipalité de Tempe relativement au projet de développement de 2,1 milliards $ du secteur où l’équipe de la Ligue nationale de hockey souhaite s’établir.

Le site azcentral.com a rapporté mercredi que les autorités de Phoenix ne sont guère enchantées par ce projet approuvé unanimement par le conseil de Tempe à l’automne. Le tout comprendrait le futur domicile des Coyotes, qui évoluent pour l’heure au Mullett Arena, devant environ 4600 spectateurs par rencontre. Aussi, un référendum doit se tenir le 16 mai, mais les démarches de la plus importante ville de l’État risquent de contrecarrer les plans.

À Phoenix, les élus estiment que l’entente de la banlieue viole un règlement datant de 1994 et concernant précisément la distance séparant d’éventuelles constructions et l’aéroport international Sky Harbour, qui dessert la région. La législation en vigueur vise à protéger la population du bruit des avions et à assurer à la direction de l’aéroport une protection contre de possibles poursuites reliées au bruit. Car en plus de l’aréna, les initiateurs prévoient divers établissements de divertissement et environ 2000 appartements dans un espace de 46 acres.

Ainsi, la partie demanderesse souhaite qu’un juge de la Cour supérieure du comté de Maricopa bloque le projet, évoquant une rupture de contrat. «La Ville […] demande au tribunal d’annuler le récent zonage de Tempe et d’interdire tout usage résidentiel futur dans un territoire que l’administration fédérale de l’aviation juge incompatible avec tout développement de ce type», a indiqué Phoenix par voie de communiqué.

Qui aura gain de cause?

Néanmoins, le quotidien «Arizona Republic» a semblé donner raison aux Coyotes en octobre, précisant que le Tempe Entertainment District ne violerait pas nécessairement les règles. Il y aurait une exception valable pour les appartements insonorisés que le projet doit inclure. La même source a rapporté que Phoenix ne s’était jamais insurgée dans les trois décennies précédentes à la construction de plus de 400 unités dans ladite zone litigieuse.

À ce propos, la Ville a même transmis une lettre de soutien à Tempe quant à un développement immobilier en 2013, lui demandant cependant d’avertir les locataires des contraintes en vigueur.