LNH: les Kings déjà épuisés

Il est extrêmement rare qu’une pause de trois jours survienne en plein milieu d’une série éliminatoire dans la Ligue nationale de hockey. Fatigués, mais surtout en quête de solutions, les Kings de Los Angeles ne se plaignent pas de ce congé salutaire.

La série opposant la formation californienne aux Oilers d’Edmonton en est une émotive et très robuste. Après un calendrier régulier de 82 matchs et cinq duels printaniers aussi intenses, les Kings sont heureux de pouvoir recharger leurs batteries.

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«Cette pause de trois jours est tellement importante pour se remettre en place, surtout après [la défaite de 6 à 3 subie mardi], a glissé l’attaquant Blake Lizotte, dont les propos ont été repris par le site du circuit Bettman.

«Nous avons besoin de remporter le prochain match. C’est très bien de pouvoir se replacer mentalement.»

Tirant de l’arrière 3 à 2 dans cet affrontement de premier tour, les Kings ont eu droit à une journée de congé, mercredi. Et aux dires de l’instructeur Todd McLellan, ses hommes étaient galvanisés le lendemain à l’entraînement.

«Nous en parlions tout de suite après : ils avaient le pas léger. Il n’y a pas de meilleure façon de l’expliquer, a-t-il exprimé. C’était une séance d’entraînement impeccable. Ils voulaient commencer tôt, ce qui n’arrive pas souvent.»

«Les séries éliminatoires sont éprouvantes mentalement et physiquement. Ça fait partie de l’expérience de gérer tout ça. Ainsi, quand tu as un peu de répit, tu en profites. C’est bien d’avoir une journée pour respirer.»

Le talon d’Achille des rois

Nul besoin de chercher bien loin pour comprendre comment les Oilers ont tiré leur épingle du jeu depuis le début du tournoi d’après-saison. Affichant un pourcentage d’efficacité de 57,1 %, la troupe de Jay Woodcroft est la plus dangereuse du circuit en attaque massive.

Les Kings ont particulièrement payé pour leur indiscipline lors des matchs numéro 3 et 4, encaissant deux buts à court d’un homme à chaque fois.

«On a l’impression de radoter, mais leur jeu de puissance fonctionne, a enchaîné Lizotte. On doit être meilleurs en désavantage numérique si on veut survivre.»

«J’aime nos chances quand nous jouons à forces égales. Mais ils peuvent changer le cours d’un match dès que nous écopons d’une pénalité. Si ça arrive, nous devons être vifs d’esprit.»

La bande de Phillip Danault tentera devant ses partisans de forcer la tenue d’un match ultime, samedi, au Crypto.com Arena. La rencontre sera diffusée à TVA Sports dès 22 h.