«Il a été bon en tabarnouche» – André Tourigny – TVA Sports

André Tourigny flotte toujours sur un nuage quelques jours après avoir remporté le Championnat mondial de hockey avec la formation canadienne.
L’entraîneur-chef de l’équipe a raconté comment il avait pu vivre l’événement lors d’une entrevue avec Jean-Charles Lajoie, mercredi.
«Il y a beaucoup de pression. Les joueurs font le sacrifice de venir pendant un mois en Europe, après la saison. Tu veux que ce soit une expérience extraordinaire. Pour tout ton pays, tu veux gagner. Ça nous rassemble tous autour d’une cause commune. Le hockey est notre sport national. On a une grande fierté. La Finlande était numéro un, mais on vient de reprendre notre titre de numéro un mondial. Je prends beaucoup de fierté là-dedans.»
Le Québécois a donné beaucoup de crédit à son gardien, Samuel Montembeault, qui a brillé pendant le tournoi.
«Je peux vous dire qu’il a été bon en tabarnouche. Il a vraiment été solide. Non seulement il gardait des bons matchs, mais il était calme, rassurant et en contrôle tout le temps. Il a vraiment fait un bon travail.»
Tourigny a également répondu à ceux qui dénigrent le niveau de jeu lors du Championnat mondial de hockey, en citant comme exemple la Lettonie.
«Penses-tu que les joueurs ne sont pas prêts à mourir sur la glace pour gagner pour leur pays? La détermination des joueurs est immense. Ils sont prêts à faire n’importe quoi. Avant le match contre la Lettonie, j’ai montré deux séquences à mes joueurs. Un gars qui se lance la tête en premier pour bloquer un lancer et un autre qui s’ouvre la main pour arrêter un tir de la ligne bleue. Il fait un arrêt comme Jacques Plante. Il n’y a pas un gars qui va faire ça dans la LNH, mais eux vont le faire pour leur pays. Ça donne un tournoi qui est très dur à gagner.»
Celui qui dirige également les Coyotes de l’Arizona dans la LNH a avoué ne pas avoir eu le temps de se préoccuper de la situation précaire de son équipe pendant qu’il était avec le Canada.
«Ce que je ne contrôle pas, ça ne m’affecte pas. Je n’ai rien à voir là-dedans. Je n’ai aucune idée. Je suis ça sur Twitter comme vous autres. Mon travail est de diriger l’équipe. Ce qui se dit dans les médias, ça ne m’affecte pas tant que ça. Vous seriez bien surpris de savoir à quel point je me fiche royalement de ce cas.»
Voyez l’entrevue en question dans la vidéo ci-dessus.
