«Un rêve de petit gars»: Rafaël Harvey-Pinard veut s’établir pour de bon – TVA Sports

Le conte de fées de Rafaël Harvey-Pinard s’est poursuivi en début de semaine lorsqu’il a apposé son nom au bas d’un contrat lui assurant un salaire de la LNH pour les deux prochaines saisons.
De retour de vacances dans les pays chauds, la fierté d’Arvida est revenue sur cet autre jalon important de sa carrière.
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« C’est un rêve de petit gars. Signer un contrat à un volet avec le Canadien, c’était un de mes objectifs, a indiqué Harvey-Pinard. Pour moi, c’était important d’obtenir deux ans parce que ça me permet d’avoir deux ans pour prouver que j’ai ma place comme joueur régulier dans la LNH. »
Si on parle de conte de fées, c’est qu’on ne donnait pas cher des chances de l’attaquant de 24 ans de se tailler un poste avec l’équipe le jour où le Tricolore l’a sélectionné au septième tour du repêchage de 2019.
« Je suis fier du processus qui m’a mené jusque-là. J’ai toujours travaillé fort et c’est une belle récompense », a-t-il mentionné.
Effectivement, à force de durs labeurs, Harvey-Pinard a gravi les échelons. Jusqu’à être l’un des joueurs les plus électrisants du Tricolore dans la deuxième moitié de la campagne, l’hiver dernier. En 34 matchs, il a récolté 20 points, touchant la cible à 14 occasions.
D’ailleurs, à compter de son rappel, le 17 janvier, aucun de ses coéquipiers n’a touché la cible aussi souvent. Nick Suzuki et Josh Anderson le suivaient avec 10 buts chacun.
Explosion et vitesse
Harvey-Pinard n’arrivera pas au camp d’entraînement en ayant l’impression de repartir à zéro. Néanmoins, avec la congestion d’attaquants qu’il y a dans les rangs du Canadien, il devra de nouvelles preuves à faire.
« Il y aura de la compétition au camp, a-t-il reconnu. Mais je vais me concentrer sur ce que je peux faire. Je suis capable de jouer dans la LNH et ce sera à moi de démontrer que je peux passer devant les autres attaquants. J’ai travaillé toute ma vie pour montrer aux autres que j’avais ma place et ça ne changera pas. »
Le fait que son nom n’ait pas à être soumis au ballottage advenant un renvoi dans la Ligue américaine constitue peut-être un léger désavantage dans son cas. Mais encore une fois, son intention demeure de « contrôler ce [qu’il peut] contrôler ».
« Je vais me présenter au camp et je vais tout donner. C’est à moi de jouer de la même façon que lors des trois ou quatre derniers mois de la saison en m’appliquant dans les deux sens de la patinoire et en concrétisant sur mes occasions de marquer », a-t-il mentionné.
Question d’être fin prêt, Harvey-Pinard a ajouté des séances de power skating à sa routine estivale. Un conseil que lui avait donné Martin St-Louis lors de leur rencontre de fin de saison, mais auquel il avait déjà songé.
Le Saguenéen saute donc sur la surface du Centre d’excellence de Boisbriand en compagnie de Nathaniel Marx, une sommité en la matière, quelques fois par semaine. Parmi les clients du réputé entraîneur, on note Kristopher Letang, Marco Scandella, Anthony Beauvillier et Joe Veleno.
« Je veux ajouter une touche de vitesse à mon jeu et de l’explosion à mes départs. Je veux arriver au camp en étant le plus rapide possible », a expliqué Harvey-Pinard.
Puisqu’il cherchera à se tailler un poste au sein d’une formation dont le style est grandement axé sur la vitesse, on ne peut que féliciter son initiative.
Voyez son point de presse en vidéo principale.
