Wimbledon: Denis Shapovalov aura une importante décision à prendre – TVA Sports

LONDRES | Denis Shapovalov repousse l’échéance depuis un moment, mais l’heure semble maintenant être aux grandes décisions. Quand le Canadien prendra-t-il une pause du tennis afin de guérir le plus possible son genou gauche endolori, qui le fait souffrir depuis sa finale au tournoi de Vienne, à la fin de la dernière saison?

«Shapo» ne le savait pas exactement dimanche, peu après avoir été éliminé dans la douleur par le Russe Roman Safiullin, 92e mondial, au quatrième tour à Wimbledon. 

L’Ontarien avait déjà pensé faire l’impasse sur Roland-Garros, pour revenir au jeu à temps pour fouler le gazon du All England Club. 

Shapovalov a finalement choisi un compromis: il a pris une pause après le Masters de Rome, disputé sur terre battue, à la mi-mai. «J’ai vu un docteur, a expliqué le 29e mondial en conférence de presse. Il m’a dit que je serais correct pour Roland-Garros, alors je lui ai fait confiance.

«Je me sentais bien mieux à Paris, même pendant les premiers tournois sur gazon, a-t-il continué. Mais ç’a recommencé à empirer…»

Crédit photo : Photo AFP

Deux mois… sans chirurgie

La réadaptation de ce mystérieux mal, dont il ne veut pas dévoiler la nature, notons que la majorité des joueurs ne le font pas, prendra «au minimum deux mois», a estimé le joueur de 24 ans. Deux mois, c’est toutefois du meilleur scénario, celui qui n’implique pas une intervention chirurgicale. 

Dimanche, «Shapo» n’excluait pas de tirer un trait sur le début de la saison sur surface dure, qui s’amorcera après Wimbledon. 

«Mais cela ferait en sorte que je ne jouerais pas en Amérique du Nord, qui est une partie de la saison que j’aime beaucoup», a regretté l’Ontarien. 

Le plus tôt, le mieux

«Shapo» pourrait également choisir de prendre une pause à l’automne, mais il semblait clair à ses yeux, dimanche, que le plus tôt était le mieux. La blessure, dont il avait déjà souffert il y a quelques années, ne risque pas de s’aggraver même s’il foule le terrain, a-t-il pointé.

Mais la douleur liée à l’inflammation était «insoutenable» face à Safiullin. 

«Je ne me suis pas senti mal depuis aussi longtemps, a-t-il soulevé. J’ai besoin de parler à mon équipe. J’ai besoin de consulter plus de spécialistes afin de voir ce que je peux faire.

«Je pense que j’ai amassé assez de points [au classement] avec mon troisième tour en France et ma quatrième ronde ici. Alors peut-être que c’est le meilleur moment pour prendre une pause, tenter de régler cela, puis revenir à l’automne.»

Félix Auger-Aliassime, aussi blessé au genou gauche, vise pour sa part un retour au tournoi de Washington, à la fin juillet, a précisé au Journal son entraîneur, Frédéric Fontang. Ce dernier avait également mentionné que dans le cas du Québécois, il s’agissait d’une «tendinopathie».