Alcaraz triomphe à Wimbledon – TVA Sports

LONDRES | Le prince a détrôné le roi, dimanche à Londres. À seulement 20 ans, Carlos Alcaraz a ravi la couronne de Novak Djokovic, pourtant intraitable depuis 2014 sur le central de Wimbledon, au terme d’une finale majestueuse, à la hauteur du festin qu’avait promis «Djoko».

Un «Djoko» qui ne se doutait alors sûrement pas qu’il verrait sa huitième couronne au All England Club lui glisser des mains en la faveur du prodige. 

Un joueur de 16 ans son cadet qui, aussi talentueux soit-il, n’avait jamais réussi à aller au bout de son potentiel devant lui le mois dernier à Roland-Garros. 

Mais cette fois, l’Espagnol l’a fait. En triomphant 1-6, 7-6 (6), 6-1, 3-6 et 6-4 au terme de plus 4 h 40 min de jeu, Alcaraz s’est adjugé un premier titre à Londres, un deuxième trophée du Grand Chelem après le US Open l’an dernier, et il s’est assuré de conserver le premier rang mondial, lundi. 

Ces passings impossibles et ces angles improbables qui font la marque de «Carlitos» lui ont permis de faire oublier cette première manche dans laquelle il ne semblait pas être de calibre sur gazon, face à l’homme aux 23 titres majeurs.

Ils ont aussi contribué à faire perdre peu à peu son calme au «Djoker» qui, jusqu’à la fin de la deuxième manche, applaudissait les beaux coups de son rival comme s’ils n’étaient qu’un léger divertissement dans sa route vers son 24e trophée du Grand Chelem.

Ce fait d’armes qui lui aurait permis de rejoindre Margaret Court dans les livres d’histoire, à 36 ans, après avoir éclipsé la marque de Rafael Nadal chez les hommes, le mois dernier à Paris. 

Devant un central garni de vedettes – dont l’acteur Brad Pitt, la chanteuse Ariana Grande et, bien sûr, Kate Middleton ainsi que le prince William – Djokovic a fini par craquer pour de bon dans la manche ultime, assénant un bon coup de raquette dans le filet après avoir été brisé au cinquième jeu. 

Et Alcaraz, lui, n’a pas perdu son sang-froid, malgré l’immensité du moment. 

Sur un coup droit que Djokovic a retourné dans le filet, tard dans l’après-midi londonien, le prodige a inscrit à jamais son nom sur ce trophée qui fait la marque des plus grands de ce sport.