Hommage touchant à Guy Lafleur: «un honneur pour notre famille» – TVA Sports
TROIS-RIVIÈRES | Guy Lafleur n’est plus de ce monde pour offrir ses pièces de jeux mythiques et ses envolées uniques sur la glace, mais c’est tout comme s’il est encore bien en vie dans le vibrant hommage que lui rend le Cirque du Soleil, à Trois-Rivières, au grand bonheur de sa famille et des anciens du Canadien rassemblés à sa mémoire.
C’était soirée de première à l’amphithéâtre Cogeco, pour le spectacle qui roulera tout le mois jusqu’au 19 août. Les habituelles acrobaties des artistes du cirque, combinées à des images d’archives et des commentaires de l’époque ont fait revivre les différentes étapes de la carrière du phénomène qu’était Lafleur.
Si la fébrilité était palpable sur le tapis rouge avant l’événement, c’est plutôt une ambiance solennelle qui a tôt fait d’envelopper la salle extérieure aux abords du Saint-Laurent. Un peu plus d’un an après son décès, ce spectacle se veut un véritable baume pour les plus éprouvés.
«C’est quelque chose d’extraordinaire que le Cirque du Soleil ait choisi mon père», s’est réjoui Martin Lafleur, visiblement comblé par cette touchante attention.
« Souvent, l’élément artistique ne vient pas en lien avec un athlète, mais je pense que les gens du Cirque ont pu reconnaître la partie artistique dans le jeu de mon père sur la glace », a-t-il poursuivi.
Un honneur
Personne dans la famille Lafleur n’a hésité une seconde avant de confier cette importante rétrospective artistique et sportive au Cirque du Soleil.
D’ailleurs, des gens du sport, mais aussi une brochette d’artistes et de politiciens assistaient à cette première.
« C’est une organisation de calibre mondial. Que le nom Lafleur fasse partie de ça, c’est incroyable», a lancé Martin Lafleur.
« Ça démontre à quel point mon père a touché les gens, peu importe les sphères présentes ici. Il a touché une panoplie de gens dans différents milieux au niveau humain. Le hockey c’est une chose, mais mon père était plus que ça. Il s’impliquait dans tout ce qu’il était en mesure de faire et les gens témoignent ce soir de leur gratitude envers lui. C’est un honneur pour notre famille », a-t-il ajouté.
Des anciens émus
Pour les anciens du Canadien qui étaient présents, il n’était pas question de rater ce moment, même si certains ont dû se plier à de petits compromis vestimentaires…
« On est tous ici pour Guy. La seule chose qui m’incommode c’est d’être obligé de porter un veston, mais je le fais pour lui! », a blagué l’ancien défenseur Pierre Bouchard, qui a été coéquipier de Lafleur pendant sept saisons.
« Guy, c’était notre gagne-pain avec le Canadien. On avait une bonne équipe de hockey, mais il faisait la différence. Il était exceptionnel. C’est tellement dommage qu’il soit parti à 70 ans. C’est trop jeune et c’est peut-être un exemple pour montrer aux jeunes de ne pas fumer », a-t-il rappelé.
Un vieux complice heureux
Yvon Lambert, qui en a sans doute vécu des vertes et des pas mûres lors de moments festifs avec son fidèle coéquipier, s’est aussi dit reconnaissant.
« C’est spécial surtout que ça vienne du Cirque du Soleil. Tu ne vois pas ça souvent un joueur de hockey qui est récompensé de la sorte. Guy était numéro un mondial de 1975 à 1980 donc avec lui, on se faisait inviter partout, partout, partout en Amérique du Nord. On a vécu des moments extraordinaires grâce à lui. Un moment comme ce spectacle-là apporte pas mal plus de plaisir que de pleurs », a-t-il confié.
Bergeron se souvient
Il n’y avait pas que des anciens des Glorieux qui étaient de cette chaleureuse communion. L’ancien pilote des Nordiques et des Rangers, Michel Bergeron, a bien sûr dirigé Lafleur lorsqu’il a fait son grand retour à New York et sa fin de carrière à Québec.
Pour lui, le fait que l’hommage ait lieu à Trois-Rivières revêtait un cachet particulier.
« Quand j’étais avec les Rangers, c’était le retour de Guy et par hasard, on a fait le camp d’entraînement à Trois-Rivières. Qui a marqué le premier but du camp? C’est évidemment Guy Lafleur contre John Vanbiesbrouck et le public s’est mis en liesse. J’en parle et je le vis encore. Guy Lafleur, c’était un phénomène dans la lignée du Rocket et de Béliveau », a-t-il témoigné.
