Une anecdote qui en dit long sur l’univers unique de Connor Bedard – TVA Sports
William Dufour, un espoir des Islanders de New York, et Xavier Bourgault, un espoir des Oilers d’Edmonton, ont le sourire dans le visage en racontant une anecdote sur la prochaine grande étoile de la LNH Connor Bedard.
«Nous avions seulement deux coins de rue à parcourir, mais il y avait des partisans qui couraient derrière l’autobus, a raconté Dufour. Un homme a même tenté de rentrer à l’intérieur de l’édifice à notre sortie de l’autobus, mais on l’a rapidement freiné grâce à la présence d’un policier.»
«Ils ne cherchaient pas mon autographe, mais bien celui de Bedard», a renchéri Bourgault.
Des partisans, plus ou moins. Dans ce cas précis, on parle plus de chasseurs d’autographes. Mais cette scène se déroulait bel et bien un mardi matin tranquille, dans la chaleur et l’humidité d’Arlington.
Cette ville de la Virginie n’a rien de la Mecque du hockey. C’est là que les Capitals de Washington ont construit leur centre d’entraînement et c’est aussi à cet endroit que Upper Deck a invité 34 des meilleurs espoirs de la LNH pour des photos.
Au Westin, l’hôtel où résident les jeunes joueurs, une dizaine de collectionneurs ont envahi les divans du lobby depuis la veille de l’événement, dans l’espoir de croiser le premier de classe du dernier repêchage de la LNH à Nashville.
«C’est la réalité de Connor depuis longtemps, a rappelé le défenseur Stanislav Svozil, un coéquipier de Bedard à Regina lors des deux dernières saisons ainsi qu’un espoir des Blue Jackets de Columbus. Il n’est jamais tranquille. Je n’étais pas surpris de voir ça aujourd’hui. À Regina, il y avait toujours des gens pour lui demander son autographe, et c’était la même histoire quand nous jouions sur la route.»
Dans l’ombre de son célèbre coéquipier à Regina, Svozil a tout de même récolté 78 points (11 buts, 67 passes) en 78 matchs l’an dernier avec les Pats. Il fera ses débuts chez les pros cette année, fort probablement avec les Monsters de Cleveland dans la Ligue américaine.
Jongler avec la célébrité
On l’a déjà écrit des centaines de fois. Bedard sera le prochain visage fort de la LNH. Il suivra les traces des autres prodiges des dernières années, Connor McDavid, Auston Matthews, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin.
Toujours calme et posé devant les médias, Bedard n’est pas renversé par toute l’attention qu’il reçoit.
«Ce n’est pas si fou que ça, a-t-il répliqué. Je m’habitue à cette réalité. Je ne trouve pas ça difficile à vivre. Je ne change pas ma vie de tous les jours. Je n’accorde pas trop d’importance à ce qu’on peut raconter à mon sujet. Je me concentre sur mes propres attentes et sur celles de mes coéquipiers.»
«Je veux devenir le meilleur joueur de hockey possible, a-t-il enchaîné. J’aime le hockey. Pour moi, les bruits de l’extérieur ne représentent pas une pression additionnelle. C’est juste une réalité.»
Des débuts contre Crosby
Le 10 octobre prochain, Bedard fera ses premiers pas dans l’uniforme des Blackhawks de Chicago. Les Hawks visiteront Sidney Crosby et les Penguins, à Pittsburgh.
Après une réponse clichée en précisant qu’il n’a pas encore son casier dans le vestiaire des Blackhawks, le numéro 98 a reconnu que ce premier match aura une symbolique particulière.
«Je me concentre sur le prochain camp avec les Blackhawks. Si je peux gagner un poste avec l’équipe, je réaliserai un rêve de jeunesse. Pour mon premier match, j’aurai la chance de jouer contre mon idole en Sidney Crosby. Il est dans la LNH depuis que je suis né, je l’ai toujours suivi.»
De bons vétérans
À Chicago, Bedard et les Hawks resteront une équipe en plein cœur d’une reconstruction.
Kyle Davidson, le directeur général, a entouré son jeune phénomène en faisant les acquisitions de vétérans comme Corey Perry, Nick Foligno et Taylor Hall.
«Perry est une légende de la LNH, a affirmé Bedard avec le sourire au visage. J’ai le sentiment que les autres équipes détestent jouer contre lui, mais c’est le type de joueur que tu recherches dans une équipe.»
Avec Hall, Bedard pourra également recevoir les conseils d’un autre ancien premier choix au total en 2010, qui appartenait aux Oilers d’Edmonton.
«Je sais que Taylor n’hésitera pas à me parler, a-t-il répliqué. Il joue dans la LNH depuis longtemps et il a traversé plusieurs épreuves. Mais il aura surtout un impact pour notre équipe.»
