Essai professionnel : Alex Chiasson nâen est pas à son premier rodéo – TVA Sports

Pour Alex Chiasson, jouer dans la Ligue nationale de hockey (LNH) est un privilège. Si le Québécois avoue détester les essais professionnels, ils lui ont toujours permis de décrocher un contrat.
«C’est nul. C’est dur. J’ai gagné la coupe en 2018 [avec les Capitals de Washington] et j’ai dû aller à Edmonton pour un essai professionnel. J’ai quitté avec mon sac à dos et une valise, mais je ne savais pas où j’allais aboutir. J’ai fini par connaître ma meilleure année en carrière, avec 22 buts», s’est remémoré l’attaquant de 32 ans en mêlée de presse, vendredi.
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C’est devant les membres des médias de Boston que Chiasson s’est exprimé, lui qui a été invité à participer au camp d’entraînement des Bruins. L’ailier droit connaît bien la ville, puisqu’il a évolué pour les Terriers de l’Université de Boston entre 2009 et 2012.
«J’avais un bon nombre d’offres d’essais professionnels sur la table, a-t-il révélé. À ce stade de ma carrière, il y a deux choses qui étaient importantes pour moi dans ma recherche d’équipe. Tout d’abord, y a-t-il une opportunité pour moi de décrocher un poste? Il y a des équipes qui ont déjà une tonne d’attaquants ou qui ne sont pas nécessairement proches de gagner.»
«Ça m’amène à mon second point : je voulais évoluer avec une formation compétitive, a poursuivi Chiasson. Cette organisation est parmi les meilleures. Ça fait 12 ans que je joue et ils ont toujours été au sommet.»
Pas de regrets
Le Montréalais entend profiter de toutes les occasions pour demeurer au plus haut niveau. Depuis 2017, il a convaincu les Capitals, les Oilers, les Canucks de Vancouver et les Red Wings de Detroit de lui offrir un contrat au bout d’un essai professionnel.
L’an dernier, il a dû passer par la Ligue américaine, mais il a néanmoins mérité un rappel dans la LNH avec les Wings.
«J’aurais pu choisir la solution facile, a dit Chiasson en faisant référence à la retraite. À chaque opportunité qui s’est présentée à moi, je me suis battu pour y croire, et pour moi, ç’a toujours été de jouer dans la LNH. J’ai joué 650 matchs, j’ai remporté une coupe, j’ai joué avec quelques-uns des meilleurs joueurs de l’histoire et ce sport m’a tant donné. Je veux continuer et en tirer le maximum.»
Au camp des Bruins, il devra lutter avec des attaquants comme Danton Heinen et A.J. Greer pour une place avec le grand club, et garder à l’œil les espoirs Fabian Lysell, John Beecher et Jakub Lauko.
«Ce sera un camp difficile avec beaucoup de gars qui se battront pour un poste. Ce n’est pas ma première fois et ç’a toujours fonctionné pour moi. Ça ne veut pas dire que c’est facile pour autant», a-t-il témoigné.
Pour Chiasson, la boucle est bouclée, puisqu’il a entendu des rumeurs d’un retour à Boston pendant toute sa carrière. Selon lui, la ville du Massachusetts constitue ce qui se rapproche le plus d’un marché canadien.
Heureusement, il sait comment composer avec la pression.
