Les présidents du conseil d’administration de Hockey Canada répondront aux fédéraux, Nicholson reporté à une date ultérieure
OTTAWA – Les présidents du conseil d’administration de Hockey Canada, anciens et actuels, répondront au gouvernement fédéral aujourd’hui sur la façon dont l’organisme de hockey a traité les allégations d’agressions sexuelles et la façon dont l’argent a été versé dans le cadre de poursuites judiciaires.
L’ancien président Michael Brind’Amour et la présidente intérimaire Andrea Skinner comparaîtront devant un comité permanent du Patrimoine canadien à Ottawa.
Le président des Oilers d’Edmonton, Bob Nicholson, qui a été président et chef de la direction de Hockey Canada de 1998 à 2014, ne sera pas présent, mais le comité lui a demandé de comparaître lors d’une prochaine audience.
Hockey Canada est sous le microscope national depuis mai, lorsqu’il a été révélé qu’il avait réglé une poursuite avec une femme qui alléguait avoir été agressée sexuellement par huit joueurs de l’équipe masculine junior de hockey de 2018 lors d’un gala en juin à London, en Ontario, cette année-là.
Parmi les autres révélations qui ont suivi, Hockey Canada a admis avoir puisé dans les cotisations des membres du hockey mineur pour payer des responsabilités non assurées, notamment des réclamations pour abus sexuels.
De plus, on a demandé à la police d’Halifax d’enquêter sur une présumée agression sexuelle commise par des membres de l’équipe masculine junior de 2003.
Le gouvernement fédéral a gelé le financement de Hockey Canada et a convoqué ses dirigeants sur le tapis du comité permanent le 20 juin et les 26 et 27 juillet.
L’ancien président Tom Renney, l’actuel président et chef de la direction Scott Smith, le directeur financier Brian Cairo et l’ancien vice-président des assurances et de la gestion des risques Glen McCurdie étaient parmi les personnes mises sur le gril.
Les audiences de juillet ont révélé que Hockey Canada avait versé 7,6 millions de dollars en neuf règlements liés à des plaintes pour agression et abus sexuels depuis 1989.
Ce chiffre n’incluait pas le versement cette année d’une somme non divulguée au plaignant de London. La majorité de cette somme est allée aux personnes abusées par l’entraîneur de hockey junior Graham James.
Les présidents du conseil d’administration seront interrogés par les fédéraux pour la première fois.
La nomination de Skinner fait suite à la démission de Brind’Amour le 6 août dernier.
L’ancien joueur de la LNH et défenseur des droits des victimes Sheldon Kennedy, un survivant de Graham James, a demandé la démission de Smith, de l’équipe de direction de Hockey Canada et du conseil d’administration.
Face à la perte de commandites d’entreprises et au tollé public, Hockey Canada a présenté un plan d’action pour régler les problèmes de sécurité dans le sport et affirme qu’il n’utilisera plus le “Fonds national d’équité” pour régler les réclamations pour agression sexuelle.
Hockey Canada a également nommé l’ancien juge de la Cour suprême Thomas Cromwell pour mener un examen de sa gouvernance.
Un rapport provisoire de recommandations est attendu avant l’assemblée générale annuelle du conseil en novembre.
La députée libérale Kirsty Duncan, qui s’est attaquée aux questions de sécurité du sport pendant son mandat de ministre des Sports du Canada de 2014 à 2019, a demandé une enquête nationale sur le sport sécuritaire semblable à l’enquête Dubin de 1988 sur le dopage.
“Nous avons eu une enquête il y a des décennies sur le dopage”, a déclaré Mme Duncan lors d’un récent discours à l’Université de la Saskatchewan.
“Nous en avons maintenant besoin d’une pour construire un système sportif plus sûr pour tous.”
Ce reportage de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 4 octobre 2022.
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