Affaire Skaggs: l’employé des Angels condamné à 22 ans de prison

Anciennement employé par les Angels de Los Angeles, dans le baseball majeur, Eric Kay a reçu une sentence de 22 ans en prison, mardi au Texas, pour avoir prodigué au lanceur Tyler Skaggs les drogues qui ont mené à son décès par intoxication.

Selon le réseau ESPN, l’accusé n’a pas réagi lorsque le juge lui a lu sa sentence, tout comme sa famille. Présentes dans la salle, la veuve et la mère de Skaggs sont aussi restées de glace.

«Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont contribué à enquêter sur ce dossier, a mentionné la famille de Skaggs, par voie de communiqué. La sentence émise aujourd’hui n’est pas une question du nombre d’années reçues par le défendant. Le vrai problème dans ce dossier est que les personnes qui distribuent la drogue mortelle qu’est le fentanyl doivent être tenues responsables. Ça tue des dizaines de milliers de personnes chaque année et ça détruit des familles au passage. Nous poursuivrons notre travail afin de tenir pour responsable ceux qui ont permis à Kay d’offrir une drogue mortelle à Tyler. Si ce n’était pas de leurs actions, Tyler serait encore des nôtres aujourd’hui.»

Âgé de 27 ans au moment des faits, Skaggs a été retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel, le 1er juillet 2019, quelques heures avant le match des siens contre les Rangers du Texas. Il s’était étouffé dans son vomi, alors qu’un mélange de fentanyl, d’oxycodone et d’alcool avait été retrouvé dans son système.

Un manque d’empathie du coupable

Kay devait recevoir un minimum de 20 ans de prison, mais le juge lui en a décernés deux de plus puisqu’il «refusait d’accepter son rôle dans l’histoire» et de «son manque de remords.»

Kay a d’ailleurs admis «avoir voulu blâmer Tyler pour toute l’histoire», lui qui a même tenu des propos péjoratifs contre l’ancien athlète, sa famille et leurs avocats lors de certains appels qu’il a faits depuis la prison.

«J’espère que les gens réaliseront à quel point [Skaggs] était une merde. En fait, il est mort, alors qu’il aille se faire foutre», peut-on entendre dans l’un des appels.