Patinage courte piste: Journée difficile pour les sprinters québécois

Les sprinters québécois ont connu une journée compliquée, jeudi au Centre de glaces, lors de la première journée des sélections en patinage de vitesse longue piste.
La formule ne laisse pas de place à l’erreur puisque seulement le gagnant de chaque épreuve se qualifiait pour les deux dernières étapes de Coupe du monde de la saison en février en Pologne.
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Seul patineur qui a pris le départ en Coupe du monde au sein des prétendants à la victoire et favori pour enlever le titre au 500 m, Cédrick Brunet n’a pu faire mieux qu’une quatrième place en vertu d’un chrono de 35,87 s et sa saison internationale est terminée.
«J’ai donné le meilleur de moi-même selon les capacités que j’avais, a résumé Brunet qui avait terminé au deuxième rang lors des sélections d’octobre pour mériter son billet pour les quatre premières présentations de la Coupe du monde en vertu d’un chrono de 35,5 s. Je suis déçu parce que je voulais continuer ma saison sur la scène internationale, mais les autres patineurs ont été meilleurs que moi. Comme athlète, tu vis des hauts et des bas et c’est dans les bas que tu apprends le plus.»
Brunet assure que la pression de favori ne l’a pas ennuyé.
«Je suis très bon sous pression et c’était un bon stress que je ressentais, a-t-il souligné. On s’attendait à ce que je gagne. Je défendais ma place et d’autres la voulaient depuis octobre. Mon exclusion de la plus haute scène va me motiver encore plus. Ce n’est que partie remise.»
Le Néo-Écossais Anders Johnson a remporté la victoire en vertu d’un chrono de 35,44 s. À sa première course depuis octobre après avoir soigné une blessure, David La Rue a bien fait avec une deuxième position (35,62 s) même s’il a été ennuyé dans sa paire par son rival.
Vive déception
Tout comme Brunet, Rose Laliberté-Roy n’a pas été en mesure de répéter ses performances d’octobre dernier où elle avait mérité sa première sélection au sein de l’équipe canadienne. Son chrono de 40,01 s l’a reléguée en quatrième place.
«Je me suis mis trop de pression sur les épaules, a-t-elle expliqué. Des filles dont le 500 m n’est pas l’épreuve de prédilection n’avaient rien à perdre et elles ont mieux fait que moi. J’étais la seule qui avait un enjeu aussi important.»
Laliberté-Roy n’a pas connu le départ escompté. «Ce ne fut pas ma meilleure course parce que je ressentais trop de pression et j’ai perdu 0,3 s au départ, a-t-elle raconté. Mon temps d’ouverture est habituellement meilleur. Cette course ne me représente pas. J’ai la chance de compter sur l’appui de mes proches dans les bons et les mauvais moments.»
De grands pas
Malgré la déception, Laliberté-Roy estimait qu’elle a franchi de grands pas cette saison.
«En octobre, j’ai fait la course de ma vie et ce fut au-delà de mes attentes, a-t-elle souligné. Je dois oublier cette course. À ma première saison avec l’équipe canadienne, il y a encore beaucoup de place à l’amélioration.»
Préqualifiée pour les deux présentations de la Coupe du monde en Pologne, Brooklyn McDougall a réussi un temps de 39,17 s pour signer la victoire. En terminant en deuxième place, Maddison Pearman a ainsi mérité son billet. Béatrice Lamarche a complété le podium.
