Le réveil payant de Daniel Sprong

Daniel Sprong s’est lancé un défi intéressant avant le dernier camp d’entraînement du Kraken de Seattle. Malgré ses nombreuses années d’expérience dans la LNH, l’attaquant a accepté un contrat d’essai professionnel. Un pari très payant jusqu’à maintenant.

L’attaquant québécois, qui est né aux Pays-Bas, est l’une des belles aubaines dans la LNH. Avant la rencontre de lundi contre le Canadien, il avait inscrit 24 points, dont 12 buts en 31 rencontres. Sa meilleure saison en carrière dans le circuit Bettman.

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De cette récolte, il a marqué huit points en avantage numérique en plus d’obtenir deux buts gagnants. Sans compter qu’il affiche un différentiel de +16, l’un des meilleurs chez le Kraken. Tout cela au salaire minimum (750 000 $).

«Après une bonne saison, tu penses obtenir un bon contrat après celle-ci, a souligné Daniel Sprong après l’entraînement matinal de son équipe. Tu t’attends à signer, mais parfois rien n’arrive et la situation ne tourne pas comme tu le pensais. Tu peux réaliser aussi que ton jeu n’est pas à point.

«J’ai décidé de revenir avec un contrat d’essai professionnel avec le Kraken parce que les entraîneurs me connaissaient bien. J’ai utilisé la situation comme un signal d’alarme.»

Sprong, qui a aussi déjà porté les couleurs des Penguins, des Ducks et des Capitals au cours de sa carrière, ne pavoise pas. Il sait très bien que des embûches pourraient se présenter sur sa route.

«Je me concentre sur un match à la fois, a-t-il souligné. Ça peut changer de côté rapidement. Je veux seulement continuer de faire les bonnes choses.»

Des lacunes à corriger

Voyant que ses négociations contractuelles n’aboutissaient pas, Sprong a décidé de mettre ses énergies sur sa condition physique et son jeu défensif.

«Ça m’a servi de source de motivation. Je savais que je pouvais jouer dans cette ligue, a précisé l’athlète de 6 pieds et 202 lb.

«On a parlé à plusieurs équipes durant l’été, mais mon jeu défensif revenait toujours à l’avant-plan dans les discussions. J’ai corrigé les lacunes dans mon jeu et je savais que ça aiderait mon côté offensif. J’ai fait beaucoup de séances vidéo depuis le début de la saison avec mes entraîneurs. Puis, lorsque j’affronte des équipes qui n’ont pas voulu me faire signer de contrat, je m’arrange pour les faire payer à ma façon.»

Un travaillant

Le rendement de Sprong est un peu surprenant, tout comme celui du Kraken. La recette a été simple pour le numéro 91 de Seattle selon son entraîneur.

«J’adore à quel point il travaille fort pour améliorer son jeu dans les deux sens de la patinoire, a mentionné Dave Hakstol. C’est ce qui le rend indispensable pour nous. On peut lui faire confiance.

«On lui a demandé de travailler sur certaines facettes de son jeu tout en l’ajoutant à ses forces. Il est capable de marquer dans toutes les situations. Il est intense et fort physiquement.»

Au rythme où vont les choses, Sprong pourrait terminer la campagne avec une cinquantaine de points. Un rendement qui pourrait donner des cartes intéressantes à son agent en prévision du prochain marché des joueurs autonomes.

Le principal intéressé ne veut pas parler de la suite des choses. Il vit dans le moment présent. Il veut simplement continuer de bonifier sa valeur marchande.