Côté n’est pas encore prêt à changer de carrière – TVA Sports

Après une fracture à une main, un titre de champion continental et la COVID-19 le mois dernier, Pier-André Côté est loin de connaître une mauvaise saison, mais il sent l’urgence de réaliser un coup d’éclat, surtout sur le parcours du Grand Prix cycliste de Québec.

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L’expression «en dents de scie» s’applique très bien pour parler du parcours mouvementé de l’athlète de Saint-Henri-de-Lévis en 2023.

Même si son équipe Human Powered Health disparaîtra à la fin de la présente campagne, l’athlète de 26 ans n’a toujours pas de signature de contrat à annoncer ailleurs.

En entrevue sur le Quai Paquet de Lévis il y a quelques jours, Côté ne semblait pas trop nerveux devant les fontaines d’eau et le Château Frontenac de l’autre côté du fleuve. 

De la pression

«Je gagnais bien ma vie, cette saison. Rien n’arrive pour rien. Ça sera peut-être ma chance. J’attends des nouvelles à gauche et à droite. Je ne pense pas que je vais avoir de la difficulté à me trouver une job, mais on ne sait jamais. Même si les gens te disent de ne pas t’en faire, quand tu n’as rien, tu stresses pareil», explique le vainqueur du championnat panaméricain, en avril, à Panama City.

La formation Israel-Premier Tech pourrait toujours le repêcher, mais rien n’a été annoncé en ce sens.

Le Canadien Derek Gee avait notamment fait ses débuts avec l’équipe B, avant de monter en World Tour en 2023 et de devenir la révélation du dernier Giro. Après tout, les Boivin et Woods ont atteint le Tour de France un peu sur le tard.

En date du 28 août dernier, il est même le troisième cycliste canadien au classement mondial UCI derrière Michael Woods et Derek Gee. Côté croit toujours dans ses chances, et le retour des deux courses québécoises arrive à point. Pour l’occasion, il portera les couleurs de l’équipe canadienne.

Réaliste et ambitieux

«À Québec, c’est vraiment réaliste de vouloir bien faire. Dans un scénario classique d’une quarantaine de gars à la fin, c’est ambitieux, mais je suis capable de le faire», affirme-t-il.

Après un bon mois de juillet, la COVID-19 a malheureusement empêché Côté de participer au Championnat du monde à Glasgow le mois dernier. «Pour une fois, j’avais ma place cinq mois d’avance avec mon titre panaméricain, alors je pouvais me préparer. Je n’ai pas l’occasion de courir souvent avec Houle et Boivin, mais je n’avais pas le choix», dit-il, encore un peu déçu.

La vie d’athlète

Malgré une pause forcée de quelques jours, il est fier de sa sixième place obtenue le 19 août à Druivenkoers-Overijse, une course belge de catégorie 1.1 remportée par Victor Campenaerts. La génération montante de cyclistes surpuissants âgés de 19 à 22 ans le force à performer davantage, lui qui a quelques années de plus. Le vélo reste un peu protectionniste malgré son ouverture sur le monde. Les équipes européennes viennent rarement piger au Canada.

«On n’a pas le choix d’être bon. Ils sont incroyables. Je me développe encore parce que ça ne fait pas 10 ans que je suis en Europe. Les opportunités ne sont pas immenses, mais c’est possible du côté des équipes françaises. Je suis heureux dans ce que je fais et je ne suis pas prêt à devenir actuaire!», termine celui qui a presque terminé ses études dans le domaine.

Bonne nouvelle en prévision des Grands Prix cyclistes, Hugo Houle (Israel-Premier Tech) a pris le troisième rang de la Classique du Maryland, dimanche, à Baltimore. En forme lui aussi, Pier-André Côté a terminé 13e, alors que Guillaume Boivin a pris le 22e rang de l’épreuve de 196,9 km. Les cyclistes professionnels arriveront à Québec en fin de journée, mardi, en prévision de la première course prévue vendredi.