Cayden Primeau: le titanesque défi du gardien qui «a tout»

L’organisation des Canadiens de Montréal, a vu, en 113 ans d’histoire, plusieurs gardiens de but de renom défendre son filet. 

On a qu’à penser aux Ken Dryden, Jacques Plante, George Hainsworth, José Théodore, Georges Vézina et Patrick Roy, pour ne nommer que ceux-là. 

Plus récemment, entre 2005 et 2022, Carey Price, malgré l’absence d’une coupe Stanley à son palmarès, a réalisé des choses qui le placent lui aussi dans la catégorie des «grands de la Sainte-Flanelle». 

Les dernières nouvelles concernant le no 31 sont toutefois loin d’être rassurantes et pointent drastiquement vers un scénario où il aurait, l’an dernier, disputé son dernier match dans la LNH. 

Mais comme on le disait, les partisans du CH ont été habitués à voir leur équipe aligner des gardiens de but d’exception. Leur premier réflexe n’est donc pas nécessairement de pleurer la possible retraite de Price, mais plutôt de se demander qui lui succèdera en tant que no 1 dans les prochaines années.

Grandiose lors des dernières séries éliminatoires de la Ligue américaine de hockey avec le Rocket de Laval, Cayden Primeau, que le CH a repêché en 7e ronde du repêchage de 2017, a incité plusieurs personnes à envisager un scénario où ce fameux successeur pouvait être lui. Il a d’ailleurs signé, tout récemment, un contrat de trois ans à un seul volet avec le Tricolore. 

Mais jouons franc jeu dès le départ, chers lecteurs. Vous connaissez votre hockey. Vous êtes renseignés, observateurs, critiques, passionnés. 

Vous avez donc assurément constaté que le camp d’entraînement du jeune cerbère n’a pas été très convaincant. Il a même été très loin de l’être. Lundi, le club l’a retranché, lui indiquant le chemin de Laval. 

Bon, c’était probablement le plan initial de toute façon, mais disons que Primeau n’a rien fait pour mêler les cartes. Et disons aussi, de façon polie, que l’engouement envers le no 30 n’est vraiment plus ce qu’il était en juin dernier.

Fans de hockey, vous êtes aussi au fait que l’Américain a connu sa part de difficultés lorsqu’on lui a donné la chance d’évoluer dans la LNH, ces dernières années.

Tout ça est irréfutable. Les faits sont les faits, comme on dit. 

Mais prenons un petit instant de répit, si vous le voulez bien. Il est trop facile, peu importe le contexte, de se laisser aspirer par une spirale négative et de ne voir que ce qui ne va pas.

Après tout, les faits disent aussi que Primeau n’a que 23 ans et qu’il a très souvent su, au fil de sa carrière, se montrer intraitable quand l’enjeu était grand et que les matchs «étaient sur la ligne».

L’histoire rappelle également qu’un gardien, aussi talentueux soit-il, peut prendre plusieurs années avant d’atteindre son plein potentiel. 

Les exemples allant en ce sens sont nombreux au possible (Jacob Markström, Jack Campbell, Corey Crawford…) et à en croire un imposant groupe de six intervenants contactés par le TVASports.ca, Primeau, malgré son rendement des dernières semaines, a lui aussi ce qu’il faut pour éventuellement briller dans la meilleure ligue au monde.

«Cayden Primeau a tout pour devenir un gardien élite. Vraiment tout.»

Ed Walsh, entraîneur des gardiens pour l’Université Northeastern, compte 37 ans d’expérience dans le domaine. Il a, en date d’aujourd’hui, développé six gardiens de but ayant atteint la LNH, dont Primeau. Ses propos sont sans équivoque et lancés avec aplomb, au bout du fil. 

On y est donc. Décortiquons ensemble le «cas Cayden Primeau» sous tous ses angles. Parce qu’au-delà des difficultés et défis qu’a pu rencontrer l’athlète dans les derniers mois, semble-t-il qu’il y a ici un profil sur lequel le CH a tout intérêt à mettre énormément d’efforts.

«Le genre de gars qui se lève quand ça compte»

Ouvrons ce dossier avec un bon vieux cliché. 

Les bons gardiens de but sont ceux qui savent faire preuve de constance, ce qui implique logiquement d’être en mesure de briller dans les moments importants. 

Cayden Primeau a souvent démontré qu’il possédait cet atout en lui.

En plus de ses excellentes saisons dans la NCAA (meilleur gardien de but universitaire en 2019) et de son brio en séries de la Ligue américaine l’an dernier, le fils de Keith a aussi démontré de très belles choses sur la scène internationale, notamment avec l’équipe nationale U20 en 2019. 

David Lassonde, en charge des gardiens de but américains pour cette édition du Championnat du monde junior et oeuvrant depuis plus de dix ans dans un rôle similaire, se montre très élogieux à l’endroit de son ancien protégé.

«Le travail d’un gardien est de donner une chance de gagner à son équipe à chacune de ses présences sur la glace. À toutes les fois où j’ai eu la chance de travailler avec Cayden, c’est ce qu’il a fait. En 2019, il n’était pas notre gardien numéro un. C’était Kyle Keiser. À notre troisième match du tournoi contre les Finlandais, nous avons donné une opportunité à Cayden et il a été extrêmement solide (victoire de 4-1). 

«Nous avons alors décidé de lui donner le duel des quarts de finale contre les Tchèques (victoire de 3-1) et encore une fois, il a été celui qui a fait la différence. Même chose en demi-finale contre les Russes (victoire de 2-1). En finale, il a aussi été très bon malgré la défaite.»

HKO World Junior United States Russia 20190104

Inspiré, le spécialiste poursuit.

«L’an dernier, lorsqu’on lui a donné la chance de prendre le relais en séries à Laval, il a encore une fois accompli de grandes choses. C’est ce genre de gars. Celui qui se lève quand ça compte.»

Et si un joueur est bien placé pour attester des paroles de Lassonde à propos du tournoi printanier de la LAH, c’est bien Anthony Richard. 

Le Québécois, à qui le CH a fait signer un contrat cet été, évoluait pour le Crunch de Syracuse, la saison dernière. Il a donc à la fois été un témoin clé ET une victime de la domination de Cayden Primeau en première ronde des séries, remportée 3-2 par le Rocket. 

«Quand Laval a pris la décision de remplacer Kevin Poulin par Cayden Primeau, la série a pris un virage à 180 degrés. Au départ, on n’avait pas beaucoup d’informations sur Primeau. On savait qu’il avait un très grand potentiel, mais on savait aussi qu’il n’avait pas connu une grande saison. Le plan de match était donc de lui mettre beaucoup de pression dès le départ. On voulait lui envoyer beaucoup de rondelles. La méthode s’est toutefois retournée contre nous, car il bloquait tout! 

«Quand tu affrontes un nouveau gardien, tu tiens souvent des séances vidéos en équipe pour cibler ses faiblesses. Dans le cas de Cayden, on a rapidement constaté que ses points faibles de la saison n’existaient plus en séries. Il nous a obligé à revoir notre plan à chaque partie.»

«Le trait de caractère qui sépare les bons gardiens des gardiens normaux» 

Comment expliquer une telle métamorphose entre le Primeau de la saison régulière et celui des séries? Jean-Christophe Beaudin, coéquipier du cerbère lors de la dernière saison, y va d’une réponse très intéressante, surtout considérant le camp plutôt périlleux que vient de connaître Primeau..

«Je suis d’avis qu’il a été sauvé par son calme et sa bonne attitude. Même s’il connaissait une mauvaise séquence, il arrivait dans la chambre avec le sourire et continuait de blaguer, d’être là pour tout le monde. Avant les séries, il a été en mesure de mettre ses mauvais moments de côté et d’aborder les séries avec une nouvelle énergie. Il a cet esprit positif en lui.» 

Primeau devra assurément, dans les prochaines semaines, y aller d’un exercice d’introspection similaire à celui décrit par Beaudin s’il souhaite démarrer sa saison en force. 

Heat vs Rocket

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Et à ceux qui pensent encore que le jeune homme pourrait être démoli par la façon dont se sont déroulées les derniers semaines, Ed Walsh y va lui aussi de propos forts rassurants quant à son tempérament.

«Mentalement, Cayden est un gars extrêmement solide. Il a une habilité à jeter une mauvaise performance aux oubliettes en claquant des doigts. Et ce ne sont pas tous les gardiens qui peuvent en faire autant, je t’en passe un papier! Il n’est pas un gars très émotif. Il passe vite à autre chose et c’est quelque chose qui lui servira longtemps.

«Plutôt que de ruminer une soirée difficile, Cayden, qui est un étudiant du hockey, préfère s’abreuver d’informations et cherche constamment des moyens de progresser. C’est une belle qualité.»

D’ailleurs, il a été plutôt commun, lors du camp d’entraînement, de voir Primeau rebondir et connaître de très bonnes sorties, même après avoir accordé un ou deux mauvais buts en début de match. Bon, l’idéal serait bien sûr d’éviter ce type de filets! Mais c’est quand même le genre de chose qui corrobore les dires de nos interlocuteurs.

David Lassonde y va de son côté d’une phrase assez révélatrice. 

«Cayden est le genre de compétiteur contre qui tu ne veux pas parier. Il a ce trait de caractère qui sépare les bons gardiens des gardiens normaux.»

«Il n’y a à peu près rien qui le rend nerveux, acquiesce Jean-Christophe Beaudin. Ce que j’ai aussi remarqué de lui, c’est qu’il était très respecté dans le vestiaire. Il travaille très fort et les gars veulent tout donner pour lui.»

L’attaquant, qui évolue cette saison du côté de l’Allemagne, a justement en tête une anecdote qui illustre assez bien le type de coéquipier qu’est Primeau.

«L’an dernier, à l’Halloween, il s’est déguisé en… Michael Pezzetta. Quand il est débarqué avec ce déguisement-là à l’aréna, tous les gars étaient pliés en deux. Il portait le chandail, la perruque et s’était même fait un œil au beurre noir. Cayden est comme ça. Il répand la bonne humeur partout où il passe.»

Pour Walsh comme pour Beaudin, c’est justement ce calme de Primeau, cette capacité à faire le vide rapidement qui lui permettra de se distinguer dans une équipe unique comme celle des Canadiens. 

«Il n’y a aucun doute que le marché de Montréal en est un très difficile, confirme l’ancien coach de l’espoir du CH. Je crois que c’est l’endroit où il est le moins facile d’évoluer, selon moi. C’est vraiment une ville particulière où garder les filets. Mais Cayden est un jeune homme très mature et je crois vraiment qu’il saura gérer la pression et les attentes. Quand ce gars-là se met dans sa bulle, tenez-vous bien!»

«Il ne s’en fait tellement pas avec ce que les gens disent, ajoute Beaudin. Il demeure toujours le Cayden Primeau du vestiaire, le gars apprécié par ses chums. Il ne panique jamais. C’est une qualité très importante à posséder quand tu évolues dans l’organisation du CH!»

«Il était intimidant»

On sait donc que Primeau a cette capacité à exceller dans les moments-clés et plusieurs personnes l’ayant côtoyé de près nous affirment aussi que le mental du jeune gardien est solide comme le roc. 

Mais globalement, un gardien souhaitant s’établir dans la LNH et y exceller doit être également être en mesure de se démarquer des autres sur le plan technique. 

Plongeons-nous donc dans cet aspect du jeu de Primeau en gardant en tête qu’un camp plus ardu n’efface pas les habiletés qu’un cerbère peaufine depuis 15 ans. 

«Je trouve que sa technique est, dans la plupart des situations, excellente et c’est tant mieux, car je ne pense pas que ce soit le genre de gars à pouvoir se permettre des zones grises», analyse d’abord Jean-Sébastien Giguère, ayant gardé le filet pour 597 parties de saison régulière de la LNH entre 1996 et 2014.

«Il est un peu condamné à avoir une position adéquate à chaque tir dirigé vers lui. Carey Price pouvait parfois se sortir d’embarras avec un spectaculaire geste d’instinct. Cayden n’est pas du même type, donc il devra s’assurer de ne pas être pris à contre-pied, d’être constamment sur le bout des orteils, d’être vif. Heureusement, c’est quelque chose qu’il fait bien.»

Ed Walsh enchaîne, confirmant en quelque sorte les propos de Giguère quant à la vivacité de Primeau.

«L’aspect du jeu où Cayden a réalisé les plus grands progrès ces dernières années touche selon moi ses déplacement latéraux. En fait, c’est maintenant l’une de ses plus grandes forces et c’est extrêmement positif, car dans la Ligue nationale de hockey 2022, plusieurs attaques dirigées vers le filet sont le fruit de passes transversales. Regardez comment Ovechkin, Matthews et Laine marquent leurs buts! Cayden est maintenant très difficile à battre de cette façon.

«Il a pris conscience qu’une belle carrière professionnelle pour un gardien de but passait majoritairement par une capacité à passer du point A au point B avec explosion et rapidité. Il a le gabarit, le jeu de pieds. En fait, il a tout pour devenir un gardien élite. Vraiment tout.»

«Pour moi, un gardien d’exception est mobile et intelligent, analyse David Lassonde. Cayden possédait déjà ces atouts à l’époque et il a, depuis la fin de notre association, réalisé de grands progrès dans les deux départements. Ça vous montre à quel point il est ailleurs, maintenant! C’est la raison pour laquelle on parle autant de lui depuis quelques mois. Je crois qu’il a ce qu’il faut pour réussir. À tous les niveaux.»

Souvent, on peut lire qu’un gardien dominant intimide ses adversaires de par sa simple présence devant le filet. Questionné à savoir si Primeau avait eu cet effet auprès de ses anciens coéquipiers du Crunch, Anthony Richard se montre clair.

«Oui, je dirais qu’il était intimidant. Ce qui est impressionnant dans son cas, c’est qu’il est extrêmement rapide et agile devant son filet malgré son imposant gabarit. Il est difficile à déstabiliser.»

Les deux missions de Cayden Primeau

À ce moment-ci de votre lecture, vous avez fort probablement (on le souhaite!) saisi que la totalité des intervenants sondés voient Cayden Primeau connaître une très belle carrière professionnelle.

Actuellement, hiérarchiquement parlant, le gardien est devancé par deux hommes.

Jake Allen, 32 ans, dispute la dernière saison d’un contrat de deux ans. Il y a une dizaine de jours, il s’est entendu sur les termes d’une nouvelle entente de deux ans avec le CH. En point de presse récemment, Allen a clairement mentionné que l’un de ses grands défis allait être d’aider Primeau à atteindre la terre promise (LNH) dans les prochaines années.

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Samuel Montembeault a lui aussi signé un contrat de deux ans cet été. Son avenir avec le CH semble directement lié aux progrès que réalisera Cayden Primeau cette année, dans la Ligue américaine.

En d’autres termes, Primeau pourrait fort bien, de par ses performances, décider lui-même de la ligue dans laquelle il jouera l’an prochain. 

Et justement, quels devraient être les principaux chantiers de Cayden Primeau à Laval, en cette saison 2022-2023?

François Allaire, qui possède une expérience absolument déroutante de plus de 30 ans comme entraîneur des gardiens dans la LNH, nous donne une grande partie de la réponse. 

Il accepte gentiment de nous dévoiler le critère numéro un sur lequel il se base pour déterminer si un cerbère est prêt à passer à l’échelon supérieur.

«Le point numéro un, c’est sa capacité à maintenir un taux d’efficacité de ,920 pendant 30 matchs consécutifs. Habituellement, c’est un indicatif très révélateur. Quand tu regardes les études et/ou que tu te plonges dans l’histoire moderne, les gardiens qui ont atteint la LNH ont tous, à un certain moment de leur carrière, affiché un taux d’efficacité se rapprochant de ce que je te dis avant de graduer. Pourquoi 30 matchs? Parce que ça représente souvent une moitié de saison pour un gardien.»

Crédit photo : Photo d’archives

Voilà donc la première mission de Primeau.

Allaire, dans une passionnante réflexion à voix haute, replonge alors dans ses souvenirs.

«Patrick Roy, avant son arrivée dans la LNH, a gagné les séries de la Coupe Calder dans la Ligue américaine. L’année suivante, il est débarqué à Montréal et il complétait un trio de gardiens de but, en début de saison. À trois gardiens, ce n’est pas toujours facile, car le filet n’est pas toujours disponible dans les entraînements. Mais il a quand même démontré qu’il avait ce qu’il fallait et on lui a donné une quarantaine de parties. Il a tellement bien fait lors de celles-ci que Jean Perron lui a offert le filet pour les séries et on connaît tous la suite…»

Jean-Sébastien Giguère y va lui aussi de son hypothèse sur ce que devra réussir Cayden Primeau lors de la saison à venir.

«Son défi sera de demeurer un gardien qui réalisera moins de cinq erreurs techniques par match. Mes meilleurs matchs étaient justement ceux où je me maintenais en bas de ce nombre d’accrocs.»

Ce sera l’autre mission de l’Américain qui advenant une réussite, lui permettra fort probablement de flirter avec le fameux ,920 évoqué par François Allaire.

Ce dernier prend également la peine de mentionner que l’âge d’un gardien, dans les cas où il répond à tous les critères ci-haut mentionnés, ne doit pas selon lui peser dans la balance lors d’un rappel dans la LNH. Et après tout… l’homme de 62 ans sait de quoi il parle!

«J’ai dirigé quelques bons gardiens et je n’ai pas hésité à leur donner des missions importantes malgré leur jeune âge. En bout de ligne, ça leur a bien servi. Je pense notamment à Patrick (Roy) à 20 ans et Jean-Sébastien Giguère à 22 ans, qui sont tous les deux devenus des gardiens no 1 dans la Ligue nationale. Je pense que quand tu sens que le gardien est prêt à accéder au niveau supérieur, tu dois lui donner la chance de le faire, peu importe son âge.

«C’est là selon moi que le rôle de l’entraîneur des gardiens et celui de la direction prennent tout leur sens. C’est exactement à ce moment précis que tu dois penser à long terme et supporter ton athlète peu importe ce qui se produit dans les premières semaines de sa carrière professionnelle», martèle Allaire, qui prend la peine de préciser qu’il ne s’adresse pas directement aux dirigeants des Canadiens. 

Mais en bout de ligne et malgré toutes les analyses pouvant être faites, lance Allaire avec philosophie, le facteur le plus décisif quant au potentiel succès d’un gardien ne porte qu’un seul nom : «performance».  

«Quand tu as une occasion d’évoluer dans la Ligue nationale, tu dois te battre et prouver ta valeur. Cayden ne sait jamais si son prochain rappel sera décisif. C’est cruel comme ça! Si tu ne performes pas, plusieurs autres qui attendent derrière toi le feront. Que l’équipe soit bonne ou mauvaise, tu es obligé de performer. C’est aussi simple que ça!»

Au fil des années, Cayden Primeau a plus souvent qu’autrement prouvé qu’il savait se distinguer quand ça comptait, qu’il avait en lui la fibre d’un compétiteur, d’un gagnant. 

Après un camp d’entraînement des plus décevants, saura-t-il rebondir, faire taire ses détracteurs et éventuellement s’emparer du prestigieux titre de gardien no 1 des Canadiens de Montréal?

À l’heure actuelle, le défi semble titanesque, c’est vrai. Mais plusieurs éléments nous donnent aussi et logiquement le droit de rêver.

Rome ne s’est pas faite en un jour…