De premier choix à dernier de classe – TVA Sports

La carrière d’Alex Galchenyuk s’annonçait prometteuse, mais l’ancien troisième choix du repêchage de 2012 vient probablement de toucher le fond du baril.

Comme un chat, l’ancien du Canadien croyait avoir une neuvième vie, une troisième avec les Coyotes. Toutefois, le rêve a viré au cauchemar quand il a passé une nuit en prison au début de la semaine et que l’organisation de l’Arizona l’a largué. 

Cette énième frasque de Galchenyuk pourrait sonner le glas de son parcours dans la LNH. Le Journal vous présente sept épisodes où l’attaquant de 29 ans a fait les manchettes, pas toujours pour les bonnes raisons.

Un peu de compassion pour Alex Galchenyuk ! implore JF Baril –

1 – La gloire du repêchage

La première fois que Galchenyuk s’est retrouvé à la une des journaux montréalais, c’était en juin 2012, quand le Canadien en a fait son premier choix. Il a été repêché après Nail Yakupov et Ryan Murray, qui n’ont pas connu une meilleure carrière, mais avant les Morgan Rielly, Hampus Lindholm, Matt Dumba, Jacob Trouba, Filip Forsberg, Zemgus Girgensons, Cody Ceci, Tom Wilson, Tomas Hertl, Teuvo Taravainen, Andrei Vasilevskiy, Olli Maatta et Mike Matheson. L’avenir était rose pour Galchenyuk…

Crédit photo : Photo d’archives, Getty Images/AFP

2 – Collision avec une déneigeuse

Galchenyuk a rapidement fait connaissance avec l’hiver québécois. En mars 2014, le jeune homme, alors âgé de 20 ans, était au volant de sa Cadillac lorsqu’il a heurté une déneigeuse, à la sortie d’un restaurant, après une défaite face aux Bruins de Boston. Personne n’avait été blessé et l’alcool n’aurait pas été en cause. Celui qui a connu des débuts très respectables dans la LNH avec 20 buts à sa troisième saison et 30 à sa quatrième (des sommets qu’il n’a jamais égalés par la suite) avait tenté de cacher l’histoire aux journalistes en mentant. Le Canadien avait expliqué qu’il avait figé devant les questions des médias.

3 – Sa copine arrêtée 

L’année 2016 avait bien mal commencé pour Galchenyuk. Faisant irruption dans un party au domicile de l’Américain qui louait une luxueuse chambre dans un hôtel de la rue Sherbrooke Ouest, sa copine Chanel Leszczynski aurait découvert deux femmes dans son lit. Elle aurait piqué une crise. La dispute aurait mal viré et quelqu’un avait appelé le 911. À l’arrivée des policiers, Galchenyuk avait le nez ensanglanté, résultat d’au moins un coup de poing de sa petite amie. Cette dernière avait été arrêtée pour violence conjugale, mais le hockeyeur n’avait pas déposé de plainte. Son coéquipier Devante Smith-Pelly était présent et il avait aussi dû répondre aux questions des policiers et du directeur général de l’époque Marc Bergevin.

Crédit photo : Photo tirée d’Instagram

Quelques jours plus tard, Galchenyuk, Nathan Beaulieu et P.K. Subban avaient été aperçus dans un bar du Vieux-Montréal. Leszczynski, qui a déjà fait la couverture du magazine sexy SUMMUM, s’était pointée et une querelle avait éclaté avec son chum. Subban s’était interposé avant de quitter l’établissement en compagnie de l’attaquant.

Chanel Leszczynski et Alex Galchenyuk

Crédit photo : Capture écran tirée d’Instagram

4 – Un jet privé qui fait jaser

À l’hiver 2017, Galchenyuk et Beaulieu avaient fait parler d’eux après avoir publié sur Instagram une photo d’eux devant un jet qu’ils avaient loué afin d’aller célébrer l’anniversaire du natif de Milwaukee en Floride. Le chroniqueur Réjean Tremblay n’avait pas apprécié le commentaire de Galchenyuk: «Il fallait bien trouver une façon de se rendre en Floride, non ? C’est mieux qu’une photo d’auto». Tremblay avait rappelé que des «fans conduisent souvent 27 heures pour aller prendre deux semaines de soleil en Floride». 

Alex Galchenyuk

Crédit photo : PHOTO TIRÉE D’INSTAGRAM, ALEX GALCHENYUK

5- Un père très présent

Alexander Galchenyuk est un père qui en menait large dans la vie de son fils. Le Bélarussien aurait été au cœur du congédiement de l’agent Igor Larionov en 2015. L’ancien joueur de l’Union soviétique – Alex a commencé à jouer au hockey en Russie – avait d’ailleurs dirigé son fils en tant qu’assistant-entraîneur avec le Sting de Sarnia, dans la Ligue junior de l’Ontario. Puis, toute la famille avait emménagé avec la recrue du CH à Montréal. Les journalistes ont également souvent vu le paternel prodiguer des conseils à l’ancien numéro 27 du Tricolore à l’extérieur du vestiaire. Certains disaient qu’il écoutait plus son père que ses coachs Michel Therrien ou Claude Julien et qu’il était le pourvoyeur du clan Galchenyuk. 

Alex et Alexander Galchenyuk

Crédit photo : Photo tirée d’INSTAGRAM

6 – Demander de l’aide

À l’été 2017, Galchenyuk, qualifié de bombe à retardement par plusieurs observateurs, aurait demandé de l’aide extérieure afin de régler ses problèmes qui n’avaient aucun lien avec le sport. La rumeur n’a jamais été confirmée par le Canadien ou l’entourage de Galchenyuk.

7 – Face à la justice

Plutôt discret au cours des dernières années, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur, le nom de Galchenyuk a refait surface cette semaine quand le site The Athletic a révélé que l’athlète avait été arrêté par la police de Scottsdale, en Arizona. Il a même dormi derrière les barreaux dans la nuit de dimanche à lundi. Galchenyuk a été accusé de délit de fuite sur une propriété privée, de conduite erratique, de refus d’obtempérer, d’avoir résisté à son arrestation, de menace et d’intimidation. Il devra revenir devant un juge le 11 août. Sans surprise, les Coyotes de l’Arizona, qui venaient de lui accorder un pacte à deux volets d’un an et 775 000 $ 12 jours plus tôt, ont soumis son nom au ballottage jeudi. Comme aucune équipe ne l’a réclamé, son contrat a été résilié. À seulement 29 ans, Galchenyuk pourrait-il être tenté par l’aventure de l’Europe ou de la Russie afin de suivre les traces de son père? Chose certaine, il semble avoir épuisé toutes ses chances dans la LNH.