Grand Prix de Singapour : Les réalités d’une course nocturne pour Stroll – TVA Sports

Pour la première fois depuis les balbutiements de la saison, il y a déjà sept mois, les pilotes de Formule 1 rouleront de nuit, à Singapour. Pour Lance Stroll, ça veut d’abord dire un réveil plus tardif. 

Visiblement amateur des grasses matinées, le Québécois s’est réjoui que la prochaine manche du championnat soit disputée à la noirceur. Le GP de Singapour est la troisième de quatre épreuves de nuit, après celles de Bahreïn et d’Arabie saoudite en ouverture de campagne, et avant Las Vegas, en novembre.

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«J’ai beaucoup de plaisir à conduire ici, c’est un beau circuit. C’est une course de nuit, ce qui est agréable; je pourrai dormir un peu plus longtemps le matin», a lancé Stroll jeudi en conférence de presse.

Rouler de nuit apporte toutefois des défis différents. Il faut éviter le plus possible la lumière naturelle afin de ne pas dérégler le cycle du sommeil et la concentration des pilotes.

«Le défi le plus grand est de retourner à l’hôtel aux premiers rayons du soleil. Tu ne veux pas absorber trop de lumière naturelle avant d’aller au lit puisque les trois séances ont lieu dans la noirceur. Parfois, après les qualifications, c’est facile de se poser beaucoup de questions, de s’en aller trop tard et de marcher durant le jour. Ça vient ruiner votre rythme de sommeil», a expliqué le directeur de la performance de l’écurie Aston Martin, Tom McCullough, sur le site web de son équipe.

L’an dernier à Singapour, le circuit urbain avait souri à Stroll, qui avait terminé au sixième échelon, tout juste devant Max Verstappen (Red Bull).

De grandes attentes

L’été a été compliqué pour le Montréalais de 24 ans, qui n’a inscrit que sept points depuis le Grand Prix du Canada, le 18 juin. Pendant ce temps, son coéquipier Fernando Alonso figure régulièrement parmi les premiers et permet à Aston Martin d’y croire.

Sauf que les deux équipiers devront livrer la marchandise en même temps s’ils souhaitent voir les monoplaces vertes terminer sur le podium à la fin de la saison.

«L’objectif est de revenir au deuxième rang du championnat des constructeurs, a indiqué McCullough. C’est un objectif courageux, face à de la compétition féroce. Les Mercedes ont connu plusieurs bonnes courses. Les Ferrari ont livré leurs meilleures performances à Monza, à la maison.»

«Pour terminer devant, il faut d’abord terminer, et la fiabilité a été la force de notre équipe jusqu’à maintenant», a poursuivi le directeur de la performance.

Bien loin derrière Red Bull (583 points), les écuries Mercedes (273), Ferrari (228) et Aston Martin (217) se livreront une guerre sans merci jusqu’à la fin du calendrier.