Hockey féminin : des allégations d’inconduite dans une université canadienne – TVA Sports

L’Université Western, en Ontario, aurait embauché un avocat pour enquêter sur des allégations d’inconduites de la part de deux membres du personnel d’entraîneurs de son équipe de hockey féminin. 

Les individus visés sont l’entraîneuse-cheffe Candice Moxley et le responsable du conditionnement physique Jeff Watson, a précisé mardi le réseau TSN.

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Plusieurs joueuses de l’équipe accusent Moxley d’avoir fait pression pour qu’elles jouent malgré des blessures, en plus de ne pas avoir agi lorsqu’elle aurait été informée de la mauvaise conduite présumée de Watson.

Ce dernier aurait harcelé sexuellement plusieurs hockeyeuses. Il aurait touché certaines joueuses de manière inappropriée et aurait fait des commentaires déplacés sur le corps de plusieurs d’entre elles.

Pour revenir à Moxley, elle aurait répété à de nombreuses reprises qu’elle ne se souciait pas de la santé mentale de ses joueuses et qu’elles étaient toutes remplaçables.

L’entraîneuse-cheffe aurait également dit à ses athlètes qu’elles portaient des vêtements trop révélateurs. Elle aurait même indiqué à une joueuse qu’elle aurait dû porter des shorts plus longs quand cette dernière l’a informé que Watson l’a touché de manière inappropriée.

Moxley a confirmé à TSN que l’Université Western enquêtait présentement sur le programme de hockey féminin et qu’elle était en congé pour des raisons de santé. La femme de 40 ans est à la barre des Mustangs de Western depuis 2018. Elle a précédemment œuvré dans la NCAA et dans la défunte Ligue canadienne de hockey féminin. Elle a aussi été la responsable de la vidéo pour l’équipe nationale féminine canadienne de 2013 à 2015.

L’Université Western a pour sa part refusé de confirmer la tenue d’une enquête.