Jean-Philippe Bertrand réalise «un grand rêve» – TVA Sports

Ceux qui connaissent Jean-Philippe Bertrand savent qu’il est passionné par tout ce qui touche le baseball.

Jadis joueur de hockey sur les cinq continents, l’animateur de TVA Sports s’est plongé dans le monde de Babe Ruth après la pandémie. 

Après un voyage de baseball à Cuba et la visite d’une académie à Boca Chica en République dominicaine en 2022, Jean-Philippe a rehaussé la barre cette année.

Couverture du camp des Blue Jays en Floride, journaliste pour la finale de la Classique mondiale, tournée du Québec avec les anciens Expos et fantasy camp des Red Sox .

À 41 ans, il a vécu la plus belle saison de baseball de sa vie. Il manquait toutefois la cerise sur le sundae : jouer sur la pelouse du plus beau stade de baseball au monde. 

Jean-Philippe a eu la chance d’une vie jeudi après-midi, lorsqu’il a foulé le terrain des Red Sox, le Fenway Park, pour y disputer deux matchs.

«Je suis un fan d’histoire, je suis venu souvent en tant que spectateur. Mais de jouer ici, c’est une chance unique, l’occasion ne se représentera jamais. Pour moi, c’est le rêve d’une vie», confie-t-il avec son uniforme des Red Sox sur le dos.

Assis bien confortablement dans les loges du Fenway Park entre ses deux parties, l’animateur était au septième ciel.

La température était radieuse et le soleil rayonnait au-dessus du stade que l’on surnomme «America’s Most Beloved Ballpark.»

Le fantasy camp des Red Sox en janvier dernier était déjà un rêve devenu réalité pour l’ancien animateur de La Dose, mais l’expérience ultime était la chance de pouvoir jouer au Fenway Park quelques mois plus tard.

«Pour moi il y a trois endroits mythiques dans le monde du sport : Wimbledon, Augusta et le Fenway Park. Puisque je suis un amateur de baseball, le Fenway est le numéro 1 sur ma liste.»

Traités aux petits oignons

Les joueurs qui se sont déplacés à Boston pour l’occasion ont été reçus comme des rois. Aucune demi-mesure de la part de l’organisation bostonnaise.

«Les Red Sox nous ont invités pour le match de mercredi contre les Astros. L’équipe est en congé aujourd’hui et ils partent sur la route. Le Fenway est donc libre, ils l’ont ouvert juste pour nous.»

Et vous vous en doutez. Le terrain est dans une condition impeccable. 

«Il est manucuré, découpé au couteau. L’équipe du Fenway travaillait dessus comme si c’était les Red Sox qui jouaient. Ils ont dû l’arroser 22 fois, à la fin, je ne savais même plus pourquoi il l’arrosait!»

Le Fenway Park est féérique pour plusieurs raisons. Il y a bien sûr une aura autour de ce stade construit en 1912, mais le Monstre vert au champ gauche y est pour quelque chose.

Plus haute clôture du baseball majeur, l’imposant mur de 11 mètres accueille aussi un tableau de pointage manuel. Il est coutume pour les joueurs qui disputent leur premier match au Fenway Park, d’aller signer l’intérieur du mur. 

Une tradition que Jean-Philippe a respectée. 

«Bien sûr que j’ai signé l’intérieur du Green Monster ! Mon nom est maintenant dans l’histoire.»

Une partie au Fenway Park ne serait pas complète sans un ancien des Red Sox au monticule. Pour l’occasion, Manny Delcarmen, un champion de la Série mondiale à Boston en 2007, était le lanceur. 

«Il lançait des balles papillons et des balles courbes. C’était pas très bon pour mes réseaux sociaux», a lancé le polyvalent joueur d’avant-champ, qui a tout de même terminé sa journée de travail avec trois coups sûrs en sept présences, «en plus d’un magnifique jeu à main nu à l’arrêt-court».

Maintenant que son rêve de jouer au Fenway Park est coché sur sa liste, quel est le prochain projet baseball qui attend Jean-Philippe?

«Le Japon…», dit-il, lui qui s’est développé une nouvelle passion pour le baseball japonais depuis qu’il a couvert le triomphe de Shohei Ohtani et ses coéquipiers à la Classique mondiale.