Le rugby sous-marin, ça existe pour vrai, et Montréal accueillera les Mondiaux – TVA Sports

À défaut d’accueillir des matchs de la prochaine Coupe du monde de soccer en 2026, Montréal sera l’hôte ce mois-ci des Championnats mondiaux de rugby sous-marin. 

À lui seul, le nom de cette discipline a de quoi titiller. Or, en mettant les plaisanteries de côté, force est de constater que le sport implique des athlètes aux qualités peu communes, dont une étonnante maîtrise de la respiration.

Une dizaine de pays, avec des équipes masculines et féminines, seront représentés du 8 au 15 juillet à la piscine du Complexe sportif Claude-Robillard pour ce qui, officiellement, porte le nom des Championnats du monde de la Confédération mondiale des activités subaquatiques. Disputée tous les quatre ans, cette grande compétition est présentée pour la première fois en Amérique du Nord, et c’est Montréal qui a gagné le gros lot.

Crédit photo : AFP

«Nous avons une occasion exceptionnelle de faire découvrir aux Québécois un sport aussi spectaculaire que méconnu», indique Hector Torres, président du comité organisateur de Montréal Subaquatique.

Un sport inventé en Allemagne

Pour en revenir à la genèse, mentionnons que le rugby sous-marin a été inventé à Cologne, en Allemagne, en 1961. Dans les pays nordiques, où il est plus populaire, on l’appelle aussi «water-polo sous-marin».

On comprend donc que le sport, peu importe l’appellation choisie, se pratique sous l’eau. C’est ainsi que l’entrée sera gratuite au Complexe sportif Claude-Robillard pendant la durée de l’événement, quoique des caméras sous-marines et des écrans géants permettront aux curieux de suivre l’action.

Sachez d’abord que les athlètes portent des palmes, un masque de plongée et un tuba. Les règles (voir plus bas) peuvent sembler complexes pour les néophytes, d’autant plus qu’il y a souvent deux gardiens sur le jeu en même temps par équipe. Pour des raisons scientifiques, on utilise par ailleurs un ballon en plastique rempli d’eau salée pour marquer des buts. Ces filets prennent la forme de petits paniers en acier positionnés au fond de chaque côté de la piscine. Bien souvent, les gardiens s’alternent pour aller protéger successivement ledit panier en s’assoyant dessus.

La Colombie et la Norvège à surveiller

Les spectateurs montréalais auront une bonne semaine pour tenter de comprendre les subtilités du sport. Après une phase préliminaire, la ronde éliminatoire se conclura le samedi 15 juillet avec les demi-finales et la finale.

Lors des plus récents Mondiaux de rugby sous-marin, en 2019 en Autriche, les Colombiens l’avaient emporté chez les hommes tandis que les Norvégiennes avaient été couronnées à l’issue du tournoi féminin. Ces nations seront d’ailleurs à Montréal pour défendre leur titre respectif.

Le rugby-sous marin, en quelques lignes…

  • Chaque équipe est composée de 12 joueurs par match. Pendant le jeu, seulement six joueurs se trouvent dans la piscine, généralement deux attaquants, deux arrières et deux gardiens. 
  • Six substituts se tiennent prêts sur le côté et peuvent faire l’objet d’un changement à tout moment.
  • Il s’agit d’un sport de contact, mais les coups de pied et les coups de poing ne sont pas autorisés. L’étranglement, non plus.
  • Les buts, dans lesquels il faut loger un ballon en plastique rempli d’eau salée, prennent la forme de petits paniers en acier positionnés au fond de chaque côté de la piscine.
  • Un match comprend deux périodes de 15 minutes avec une pause de cinq minutes.

Water-polo : le Québec bien représenté aux Mondiaux

Pendant que les Mondiaux de rugby sous-marin connaîtront leur dénouement à Montréal, les meilleurs joueurs de water-polo au monde seront parallèlement réunis au Japon.

C’est effectivement à Fukuoka qu’auront lieu, du 14 au 30 juillet, les Championnats du monde 2023. L’événement est important, d’autant plus qu’il s’agit d’une opportunité de qualification en vue des prochains Jeux olympiques de Paris.

Water-polo

Crédit photo : Courtoisie water-polo Canada

Water-Polo Canada a sélectionné 15 joueuses et 14 joueurs pour représenter le pays. Du lot, six Québécoises font partie de l’équipe nationale, soit Axelle Crevier, Serena Browne, Floranne Carroll, Daphné Guèvremont, Élyse Lemay-Lavoie et Clara Vulpisi. Le Canada mise aussi sur Jessica Gaudreault, native d’Ottawa, entre autres.

Chez les hommes, il faut noter la présence d’une dizaine de poloïstes québécois : Jérémie Blanchard, Nicolas Constantin-Bicari, Jérémie Côté, Aleksa Gardijan, Nikos Gerakoudis, Leo Hachem, Matthew Halajian, David Lapins, Milan Radenovic et Aria Soleimanipak.

L’importante représentation du Québec n’est pas étrangère au fait que le programme de centralisation des équipes nationales de Water-Polo Canada est situé à l’Institut national du sport du Québec, à Montréal.