Les Canadiennes cherchent à prolonger leur série de victoires contre le Maroc, candidat à la Coupe du monde
Si le Maroc, candidat à la Coupe du monde, occupe un modeste classement mondial (76e), l’entraîneuse canadienne Bev Priestman s’attend à ce que son équipe, classée au septième rang, soit mise à l’épreuve par les Lionnes de l’Atlas, lundi.
La vice-championne d’Afrique des Nations a investi dans son programme et embauché un entraîneur de premier plan en la personne de l’ancien international français Reynald Pedros, qui a mené deux fois l’Olympique lyonnais féminin au titre de la Ligue des champions féminine de l’UEFA et a été nommé meilleur entraîneur féminin de la FIFA en 2018.
“Vous investissez et vous mettez du professionnalisme autour d’une équipe et cela peut faire une énorme différence… Nous devons être allumés à tout moment”, a déclaré Priestman, soulignant la capacité du Maroc sur les coups de pied arrêtés.
“Une équipe très bien organisée. Je m’attendrais à ce que ce ne soit pas une promenade de santé pour nous en termes de tentative de les briser.”
Plus le fait d’affronter le Canada, champion olympique, fait ressortir le meilleur des adversaires.
“Chaque fois que vous jouez un Canada, un champion olympique, c’est le match de leur vie et ils feront tout pour essayer d’obtenir ce résultat”, a ajouté Priestman. “Cela leur donnera beaucoup d’espoir pour la Coupe du monde. Nous le savons et nous devons simplement maintenir nos normes très élevées.”
L’entraîneuse du Canada dit qu’elle n’accorde pas beaucoup d’importance aux classements mondiaux de nos jours.
“Les marges maintenant sont de plus en plus serrées. Et c’est formidable “, a-t-elle déclaré. “Parce qu’il n’y a plus de fenêtre (internationale) facile. Elles ont toutes leurs propres défis, mais d’une manière différente.”
Le Canada a éliminé l’Argentine (31e) 2-0 vendredi à Sanlucar de Barrameda, en Espagne. Les Canadiennes se sont ressaisies en deuxième mi-temps pour prendre l’avantage sur un but contre son camp argentin à la 68e minute et sur un but de la remplaçante Cloe Lacasse à la 87e minute.
Le Maroc s’est incliné 4-0 contre la Pologne (no 32) jeudi dernier à Séville, en Espagne.
Le Canada a déjà affronté le Maroc à deux reprises, les deux matchs ayant eu lieu en février 2001 alors qu’il était en camp dans la capitale marocaine, Rabat.
Le Canada a remporté le match d’ouverture 4-0 et a perdu le match revanche 1-0 deux jours plus tard.
Le Canada est privé de la capitaine Christine Sinclair, d’Ashley Lawrence, de Vanessa Gilles, de Deanne Rose, de Gabrielle Carle et de Jayde Riviere, toutes blessées.
Priestman a confirmé dimanche que l’arrière Allysha Chapman est également absente après s’être blessée à la jambe inférieure lors du match physique contre l’Argentine.
Priestman a promis “pas mal de changements dans l’alignement” pour lundi tout en essayant de trouver un équilibre entre la nécessité de donner du temps de jeu aux nouveaux visages tout en gardant ses joueuses expérimentées “prêtes (et) engagées.”
Le match de lundi au stade municipal de Chapín à Jerez intervient dans la dernière fenêtre internationale avant le tirage au sort du 22 octobre à Auckland pour la Coupe du monde féminine de la FIFA de l’année prochaine en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Priestman affirme que Canada Soccer est sur le point de sécuriser son opposition pour la fenêtre de novembre.
Les Canadiennes ont une fiche de 9-2-3 cette année, avec des défaites contre les États-Unis, 1-0 en finale du Championnat W de la CONCACAF en juillet, et l’Espagne, 1-0 à la Coupe Arnold-Clark en février.
Le Canada a obtenu sa qualification pour la Coupe du monde lors du Championnat W de la CONCACAF et a remporté trois victoires consécutives depuis la défaite des États-Unis.
Le Maroc fera ses débuts en Coupe du monde après avoir terminé deuxième derrière l’Afrique du Sud (54e) à la Coupe d’Afrique des Nations 2022. En atteignant les demi-finales là-bas, il a assuré sa qualification pour la Coupe du monde.
Mais, comme le Canada, il lui manque des joueurs clés, notamment le capitaine Ghizlane Chebbak, qui est à égalité en tête des buteurs de la Coupe des Nations avec trois buts et a été nommé joueur le plus utile du tournoi.
Le milieu de terrain de 32 ans, qui joue pour l’ASFAR (Association sportive des Forces armées royales) à Rabat, se remet d’une opération chirurgicale.
L’attaquante de Tottenham Rosella Ayana a été mise sur la touche par une fracture du pied. Ayana a inscrit le tir au but décisif lors de la victoire 5-4 aux tirs au but contre le Nigeria, 11 fois champion, l’équipe la mieux classée de la région (46e), en demi-finale de la Coupe des Nations.
Ayana, qui a représenté l’Angleterre aux niveaux des moins de 17 ans et des moins de 19 ans, a également marqué lors de la défaite 2-1 contre l’Afrique du Sud en finale.
La défenseuse Zineb Redouani et l’attaquante Fatima Zahra Tagnaout, qui ont rejoint Chebbak dans le meilleur onze de la Coupe des Nations, ont toutes deux joué lors de la récente défaite contre la Pologne. Il en est de même pour la vétérane Salma Amani, une milieu de terrain de Metz qui a évolué en première division française.
–
Suivre @NeilMDavidson sur Twitter
Ce reportage de la Presse canadienne a été publié pour la première fois le 9, 2022
JOIN THE CONVERSATION

