Une défensive à resserrer face aux Américains

Si elle espère vaincre les États-Unis, Équipe Canada junior devra resserrer sa défensive qui, aux yeux de l’entraîneur adjoint Stéphane Julien et responsable des défenseurs, a connu son « pire match » du tournoi, lundi face aux Slovaques.

ÉCJ a été particulièrement inefficace en troisième période, devant l’échec avant soutenu de ses adversaires.

« Je dirais que ç’a été le pire match de nos défenseurs. On a bougé la rondelle trop rapidement, notre relance était moins bonne. […] Je ne crois pas que ce soit une question de jeu physique, mais plus de pression. On ne s’est fait brasser physiquement par personne, mais la pression qu’ils nous ont mise a fait en sorte que nos défenseurs n’ont pas pris les bonnes décisions et nos replis défensifs n’étaient pas assez bons non plus. »

Le défenseur québécois Tyson Hinds ne pouvait qu’acquiescer aux propos de son entraîneur.

« Il faudra améliorer notre communication en zone défensive. Souvent, on se trompait, on allait à deux sur le même gars. Ce sont des erreurs qu’on doit améliorer parce que contre les États-Unis, ça va faire mal. »

LE PLUS CONSTANT

Si ÉCJ est sortie gagnante de son match de quarts de finale, elle doit assurément une fière chandelle à Hinds. Avec environ 11 min 30 s à faire en troisième, et le Canada en avant 3-2, Hinds a volé un but, littéralement, aux Slovaques lorsqu’il s’est jeté de tout son long derrière le gardien Thomas Milic qui venait de faire le premier arrêt, pour bloquer ce qui semblait un but certain à Adam Sykora.

« C’est instinctif. Tu te mets en arrière, au cas où. J’étais à la bonne place au bon moment, mais je ne sais pas si je pourrais le refaire si ça arrivait à nouveau ! »

Dans le cas de Hinds, il s’agissait d’une autre démonstration de son utilité, selon Julien.

« Tyson, c’est probablement notre gars le plus constant, match après match. J’ai revu trois ou quatre fois la vidéo [de son arrêt] et tu sens qu’il a un sentiment d’urgence dans son jeu. Il est allé derrière Milic pour arrêter la rondelle et ça démontre son niveau de compétition et son désir de gagner. »

« Je suis chanceux qu’il ait été là, a renchéri le gardien, Milic. Mon bras est resté pris et j’ai dû m’étendre pour tenter de faire l’arrêt, et heureusement il était là pour le retour. En plus, il a été intelligent de ne pas fermer la main sur la rondelle pour éviter de leur donner un tir de pénalité. »