Vondrousova triomphe à Wimbledon – TVA Sports

LONDRES | Marketa Vondrousova est devenue samedi la première joueuse de l’histoire moderne du tennis à remporter le titre à Wimbledon sans être l’une des têtes de série du tournoi, devant une Ons Jabeur qui a éclaté en sanglots quand Kate Middleton, la princesse de Galles, lui a remis pour une deuxième année de suite le trophée de la perdante sur le plus prestigieux des terrains.
La Tchèque, 42e mondiale, s’est imposée 6-4 et 6-4 aux dépens de la Tunisienne, sixième favorite, qui a maintenant perdu les trois finales en Grand Chelem auxquelles elle a participé, elle qui s’était aussi inclinée au US Open l’an dernier.
Vondrousova, 24 ans, en était pour sa part à sa deuxième finale dans un tournoi majeur, après sa présence dans le match ultime à Roland-Garros, il y a quatre ans.
Carrière ralentie
Ce couronnement inattendu de la Tchèque, c’est en quelque sorte un baume sur une carrière qui s’annonçait prometteuse, mais qui a été jusqu’à tout récemment ralentie par de nombreuses blessures, dont une à poignet qui lui a fait rater six mois d’activités, l’an dernier.
Avant même que le match ne s’amorce, elle était fort palpable, la nervosité de Jabeur, dans les corridors menant jusqu’au central sur lequel le toit avait été fermé.
Et cette tension s’est confirmée tôt en première manche, quand la Tunisienne a commencé à multiplier les fautes directes.
Jamais vraiment en contrôle
Aidée par sa patte gauche, Vondrousova en a vite profité. Quoiqu’elle n’a pas eu à trop forcer: à l’instar du rêve qui habitait Jabeur, le filet semblait trop haut pour l’ancienne numéro 2 mondiale, qui a y a fait aboutir bon nombre de balles.
La sixième tête de série a craqué pour de bon à 4-4, au premier set, alors qu’elle avait auparavant mené 4-2.
Elle a ensuite amorcé la deuxième manche aussi mal qu’elle avait terminé la première. Un bref sursaut d’orgueuil qui lui a permis de prendre à nouveau les devants au pointage, 3-1.
Mais la Tunisienne a de nouveau été brisée deux fois, dont à la neuvième partie, laissant à Vondrousova le privilège d’embrasser le plus convoité des trophée.
«Le tennis, c’est fou!» a laissé échappé sur le terrain la championne qui, il y a un an, avait assisté à la quinzaine comme spectatrice, elle qui était sur la touche.
«On y arrivera un jour, je vous le promets», a pour sa part lancé, le visage encore rougi par l’émotion, la finaliste à sa Tunisie bien-aimée dans son discours d’après-match.
