Xavier Bourgault a compris le message – TVA Sports

Les Oilers ont déjà deux formidables machines offensives pour remplir le filet en Connor McDavid et Leon Draisaitl. Ils ont aussi Ryan Nugent-Hopkins, un autre attaquant qui a fracassé la barre des 100 points pratiquement dans l’anonymat. 

Pour atterrir au pays de McDavid, il faut plus qu’une touche offensive. Jay Woodcroft, l’entraîneur-chef, cherchera à entourer ses canons de bons attaquants complets qui ont aussi un sens du jeu défensif. 

Xavier Bourgault, un choix de premier tour des Oilers en 2021 (22e au total), a compris ce message. Rencontré à la vitrine des recrues de la LNH pour la compagnie de cartes Upper Deck à Arlington, Bourgault a parlé de cette réalité avec les trois journalistes du Québec présents. 

«McDavid et Draisaitl peuvent sauter sur la glace et décider de marquer un but, a dit Bourgault. Mais tu as besoin de profondeur dans une équipe. Oui, je suis un joueur offensif, mais je peux aussi générer du rythme avec une bonne présence dans le territoire adverse. Je pourrais faire mes débuts au sein d’un troisième trio et gagner ma place tranquillement.»

Une étape à la fois

Bourgault, qui fêtera ses 21 ans le 22 octobre prochain, sait qu’il aura encore besoin de millage avant de décrocher un poste de régulier à Edmonton. À court terme, son avenir passe par une deuxième saison dans la Ligue américaine de hockey avec les Condors de Bakersfield. 

«Mon premier objectif sera de connaître un bon camp, a-t-il mentionné. L’an dernier, je n’ai pas eu le camp que j’espérais. J’ai le sentiment que j’ai fait des pas dans la bonne direction depuis l’an dernier.»

«Je voudrai bien jouer au camp des recrues à Penticton en Colombie-Britannique. Je sais que ce n’est pas facile de gagner un poste à l’attaque à Edmonton. Mais si tu veux trouver une place un jour, tu dois pousser fort pour y arriver. Si je peux connaître un bon camp et un bon début de saison dans la Ligue américaine, j’aimerais réellement jouer quelques matchs avec les Oilers grâce à des rappels.»

Une saison d’apprentissage

À sa première saison à Bakersfield en Californie, Bourgault a terminé au quatrième rang des meilleurs marqueurs de son équipe avec 34 points (13 buts, 21 passes) en 62 matchs. 

Crédit photo : Jean-François Chaumont – Journal de Montréal

C’était une saison d’apprentissage pour l’ancien des Cataractes de Shawinigan. 

«Oui, c’est la bonne façon de décrire ma première saison. Je voyais ça aussi comme de l’apprentissage. Cet été, j’ai le sentiment que j’ai pris un autre pas dans la bonne direction. Il y a une grande différence entre le hockey chez les pros et le junior. J’ai besoin de me concentrer bien plus sur les détails.» 

«J’ai eu la chance de jouer en désavantage numérique. Je voulais améliorer cet aspect de mon jeu. Offensivement, je peux générer plus de choses. Je me concentrais toutefois un peu plus sur ma défensive. Je crois qu’un jeu plus complet m’aidera quand je voudrai faire le saut à Edmonton.» 

À 6 pi et 172 lb, Bourgault n’a rien d’un géant. Il sait déjà que son futur à Edmonton passera par une place au sein de l’un des trois premiers trios et non dans un rôle sur la dernière unité. 

Comme tous les autres espoirs des Oilers, il aimerait bien se retrouver dans le même vestiaire que le célèbre numéro 97. 

«À mon premier camp avec les Oilers, je ne connaissais pas Connor à l’extérieur de la patinoire. Tu vois rapidement qu’il est sérieux et pro. Il est l’un des meilleurs au monde et ce n’est pas un hasard. Il a une grande attention pour les détails. Dans les entraînements, j’aime le regarder juste pour voir sa rapidité, sa façon qu’il tourne et qu’il lit le jeu.»